Vous venez de voir un orvet dans votre jardin et une question vous inquiète : peut-il mordre ? Est-ce que cet animal, qui ressemble tant à un serpent, est dangereux pour vous ou votre famille ?
La réponse est simple : la morsure d’orvet est extrêmement rare et totalement inoffensive. Cet animal n’a aucun venin et cherche avant tout à fuir. C’est même un allié précieux pour votre jardin.
L’orvet peut-il vraiment mordre un humain ?
Oui, techniquement, un orvet peut ouvrir sa gueule et pincer. Mais il faut nuancer. Ses réactions sont uniquement un mécanisme de défense lorsqu’il se sent en danger de mort, par exemple si vous essayez de l’attraper et de le serrer.
L’orvet possède de toutes petites dents, fines et orientées vers l’arrière de sa mâchoire. Elles ne sont pas faites pour attaquer ou injecter du venin, mais pour saisir des proies molles comme les vers de terre et les limaces. Sa morsure ressemble plus à un simple pincement qu’à une vraie attaque.
La morsure d’orvet est-elle dangereuse ? Analyse des risques
Même dans le cas très improbable où un orvet vous pincerait, les conséquences sont nulles. Analysons les risques pour vous rassurer complètement.
Absence totale de venin
C’est le point le plus important : l’orvet (*Anguis fragilis*) n’est pas un serpent. C’est un lézard sans pattes. Il ne possède aucune glande à venin et sa salive n’est pas toxique. Une morsure d’orvet est donc incapable de vous empoisonner.
Un risque d’infection quasi nul
Toute coupure, même minime, présente un risque théorique d’infection. Cependant, avec une morsure d’orvet, ce risque est quasi nul. La pression de sa mâchoire est si faible qu’il est très peu probable qu’il perce la peau. Si cela arrivait, une simple égratignure est plus à risque. Par précaution, il suffit de nettoyer la zone à l’eau et au savon.
Une douleur négligeable
La plupart des témoignages de personnes ayant été pincées par un orvet décrivent une sensation à peine perceptible. La douleur est négligeable, bien moins forte que la piqûre d’un moustique ou l’égratignure d’une ronce. Vous risquez surtout d’être surpris, mais vous n’aurez pas mal.
Orvet vs Serpent : Le tableau comparatif pour ne plus jamais les confondre
La peur de l’orvet vient souvent d’une confusion : on le prend pour un serpent, et surtout pour une vipère. Pourtant, plusieurs détails simples permettent de les différencier à coup sûr. Voici un tableau pour vous aider.
| Caractéristique | L’Orvet (inoffensif) | La Vipère (dangereuse) |
|---|---|---|
| Paupières | Présentes (il cligne des yeux, comme un lézard) | Absentes (son regard est fixe, sans clignement) |
| Pupille de l’œil | Ronde | Fente verticale (comme un chat) |
| Forme de la tête | Fine, petite et dans le prolongement du corps | Triangulaire, plus large et bien distincte du cou |
| Écailles | Lisses et brillantes, donnant un aspect métallique | Mates et carénées (avec une petite arête au milieu) |
| Queue | Peut se casser et repousser (autotomie) | Solide, ne se casse pas |
| Venin | Aucun | Venimeuse (morsure dangereuse) |
L’orvet a un corps cylindrique et lisse, souvent de couleur bronze, grise ou brune. Sa façon de se déplacer est aussi plus raide que celle des serpents. Ces indices visuels, surtout la présence de paupières, permettent d’écarter tout doute.
L’orvet, un allié précieux et protégé à accueillir dans son jardin
Loin d’être une menace, l’orvet est un allié du jardinier. Il joue un rôle important dans l’équilibre de la nature en régulant la population de certains nuisibles. Son régime alimentaire est très utile pour le potager.
Il se nourrit principalement :
- de limaces et d’escargots
- de vers de terre
- de chenilles et de larves d’insectes
- d’araignées et de cloportes
Cet animal est présent dans presque toute l’Europe, sauf l’Irlande et le nord des pays scandinaves. En France, l’orvet (*Anguis fragilis*) est une espèce protégée par la loi. Il est donc formellement interdit de le tuer, le capturer, le perturber ou le déplacer. Si vous en trouvez un, la meilleure chose à faire est de le laisser tranquille. Il trouvera son chemin tout seul.
FAQ : Tout savoir sur l’orvet et sa morsure
Voici les réponses directes aux questions les plus fréquentes sur cet animal.
Est-ce qu’un orvet attaque ?
Non, un orvet n’attaque jamais. C’est un animal très craintif et fuyant qui cherche à se cacher sous des feuilles, des pierres ou dans le compost dès qu’il détecte une présence humaine.
Que faire si je me fais mordre par un orvet ?
Absolument rien de spécial. Le pincement est si léger qu’il ne laisse généralement aucune marque. Par simple mesure d’hygiène, vous pouvez nettoyer la zone à l’eau et au savon, mais aucune autre action n’est nécessaire.
L’orvet est-il un serpent ou un lézard ?
C’est un lézard sans pattes. Au cours de son évolution, cette espèce a progressivement perdu ses membres qui n’étaient plus utiles à son mode de vie fouisseur (qui vit sous terre). C’est un exemple de ce qu’on appelle l’évolution régressive.
Pourquoi l’appelle-t-on « serpent de verre » ?
Ce surnom vient de sa capacité d’autotomie. Pour échapper à un prédateur, l’orvet peut contracter un muscle pour se séparer d’une partie de sa queue. Cette dernière continue de bouger, détournant l’attention du prédateur pendant que l’orvet s’enfuit. La queue se casse de manière nette, comme du verre. Elle repoussera ensuite, mais souvent plus courte et de couleur plus foncée.
